Les dangers du sport automobile

Paul_Menard,_Homestead-Miami_2006

Le sport automobile est sans doute l’une des disciplines les plus rigoureusement encadrées. Les véhicules et les circuits sont aujourd’hui beaucoup plus sécurisés qu’il y a 20 ans. Malgré tout, il n’est pas sans danger, aussi bien pour les participants que les spectateurs. Les actualités sont là pour nous le rappeler.

En 1994, le célèbre pilote brésilien, Ayrton Senna trouva la mort sur les pistes du GP de San-Marin. Plus récemment, l’accident du pilote français, Jules Bianchi, au Japon a relancé le débat sur le danger du sport automobile. Il faut dire qu’aujourd’hui, cette discipline bénéficie des mesures de sécurité de plus en plus pointues. Des progrès si importants ont été réalisés depuis les débuts du sport automobile que l’on a tendance à oublier les dangers qu’il présente. Or, de par sa nature, il s’agit d’une discipline sportive intrinsèquement dangereuse. On ne pourra jamais éliminer les risques. On ne peut qu’essayer de les réduire autant que possible.

Mais les dangers du sport automobile ne touchent pas que les pilotes. Les personnes qui travaillent sur les circuits et les spectateurs ne sont pas épargnés. Selon une enquête du Charlotte Observer, pas moins de 46 spectateurs ont trouvé la mort pendant des courses automobiles en 20 ans (entre 1990 et 2010). L’accident le plus mortel de l’histoire du sport automobile a eu lieu en 1955, lors des 24 heures du Mans. 83 personnes parmi le public ont péri. Cet accident tragique a d’ailleurs entrainé la mise en place de nouveaux dispositifs de sécurité dans toutes les courses automobiles. Cela dit, il est quasiment impossible d’annihiler tous les risques liés au sport mécanique, car le danger reste perpétuel. Il y a quelques années, un jeune homme de 18 ans a trouvé la mort pendant une course de Formule 1 sur un circuit, heurté par la roue arrachée d’une voiture.